Le cancer de la vessie occupe le 5ème rang des cancers survenant en règle après 60 ans, majoritairement chez l’homme (trois cas sur 4). En France, environ 13 000 nouveaux cas sont diagnostiqués chaque année. 

 

Quelles sont les facteurs favorisant l’apparition de ce cancer ? 

Le tabac est la cause essentielle du cancer de la vessie. D'autres facteurs, le plus souvent d'origine professionnelle, favorisent l'apparition du cancer de la vessie (amines aromatiques et hydrocarbures polycycliques de l’industrie textile et du cuir, pétrochimie, peinture, imprimerie…). Dans ce cas une déclaration de maladie professionnelle donnant droit à une indemnité sera établie. Chez les personnes exposées à ces risques professionnels, le fait de fumer augmente considérablement le risque de développer un cancer de la vessie.


Quels sont les symptômes du cancer du cancer de la vessie ?

Certaines cellules de la muqueuse de la vessie se dérèglent sous l’effet de produits toxiques contenus dans l’urine (produits de dégradation du tabac, produits chimiques cancérigènes divers en cas d’exposition professionnelle) et se multiplient sans cesse réalisant une prolifération anarchique et ininterrompue de cellules anormales formant une tumeur. Au début du processus, ces cellules restent localisées à la muqueuse et forment des tumeurs superficielles bénignes (polypes) qui peuvent être retirées par les voies naturelles par le chirurgien urologue. Puis ces cellules deviennent agressives et infiltrent la paroi musculaire de la vessie. On parle alors de cancer ou tumeur maligne. 

Les symptômes qui donnent le plus souvent l'alerte sont la présence de sang dans les urines (hématurie), éventuellement des caillots gênant la miction, des douleurs pelviennes et/ou lors des mictions, volontiers plus fréquentes avec brûlures. La présence de sang dans les urines doit faire consulter sans tarder.

 

 

Quel bilan doit-on effectuer lorsqu'un cancer de la vessie est suspecté ?

Ce bilan permet :

  • D'être sûr du diagnostic de cancer en allant voir l’intérieur de la vessie par par une optique souple (cystoscopie), ce qui permet de retirer le plus complètement possible la tumeur visible sous anesthésie (résection transurêtrale) pour l’analyser et vérifier si le muscle de la vessie est atteint.
  • De préciser le type de cancer : En France, la forme de cancer de loin la plus répandue est le carcinome transitionnel.
  • De voir si la tumeur est localisée à la vessie, si elle atteint les ganglions du bassin voire d'autres organes adjacents (prostate) ou à distance (métastases pulmonaires, osseuses, hépatiques). Pour cela on a recours à l’IRM pelvienne et au petscan. L’uroscanner permet de vérifier que la tumeur est unique au niveau de l’ensemble des voies urinaires. Il permet aussi d’évaluer l’état de fonctionnement de vos reins. En effet, si la tumeur est située à proximité de l’abouchement de l’un des 2 uretères, elle peut l’obstruer, empêcher l’écoulement de l’urine et finalement détruire le rein en amont.
  • De vérifier le bon fonctionnement de votre organisme (cœur, foie, poumons, maladies associées ...) et votre aptitude à tolérer le traitement nécessaire. 

 

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