La vessie est un sac musculaire lisse à paroi épaisse (1/2 cm) qui possède la capacité de se rétracter. L’urine fabriquée par les reins s’écoule par les uretères dans la vessie qui la rejette à l'extérieur par l’urêtre. La vessie est située en arrière du péritoine au niveau du plancher du bassin immédiatement derrière la symphyse pubienne. Chez l'homme la vessie se situe devant le rectum. A sa partie basse, en jonction avec l’urêtre, elle est en contact avec la prostate.
Chez la femme la vessie se trouve devant le vagin et l'utérus.

 

Le cancer de la vessie est-il fréquent ?

Le cancer de la vessie occupe le 5ème rang des cancers survenant en règle après 60 ans, majoritairement chez l’homme (trois cas sur 4).

Le tabac est la cause essentielle du cancer de la vessie. D'autres facteurs, le plus souvent d'origine professionnelle, favorisent l'apparition du cancer de la vessie (amines aromatiques et hydrocarbures polycycliques de l’industrie textile et du cuir, pétrochimie, peinture, imprimerie…).
Dans ce cas une déclaration de maladie professionnelle donnant droit à une indemnité doit être établie. Chez les personnes exposées à ces risques professionnels, le fait de fumer augmente considérablement le risque de développer un cancer de la vessie.
Enfin certains médicaments (cyclophosphamide) utilisés quotidiennement pendant plusieurs années peuvent être incriminés.


  
Qu'est ce que le cancer de la vessie ?

Certaines cellules de la muqueuse de la vessie se dérèglent sous l’effet de produits toxiques contenus dans l’urine (produits de dégradation du tabac, produits chimiques cancérigènes divers en cas d’exposition professionnelle) et se multiplient sans cesse réalisant une prolifération anarchique et ininterrompue de cellules anormales formant une tumeur.
Au début du processus, ces cellules restent localisées à la muqueuse et forment des tumeurs superficielles bénignes (polypes) qui peuvent être retirées par les voies naturelles par le chirurgien urologue. Puis ces cellules deviennent agressives et infiltrent la paroi musculaire de la vessie. On parle alors de cancer ou tumeur maligne. Ces cellules se détachent alors et migrent dans les vaisseaux sanguins pour aller se développer dans les ganglions du petit bassin et enfin dans d'autres organes comme le foie, les os etc. Elles constituent alors des tumeurs secondaires appelées métastases.

 

Quels sont les symptômes du cancer de la vessie ?

Les symptômes qui donnent le plus souvent l'alerte sont la présence de sang dans les urines (hématurie), éventuellement des caillots gênant la miction, des douleurs pelviennes et/ou lors des mictions, volontiers plus fréquentes avec brûlures. La présence de sang dans les urines doit faire consulter sans tarder.

 

Quels examens sont nécessaires lorsqu'un cancer de la vessie est suspecté ?

Un bilan complet vous est alors prescrit. Il permet :

  •     D'être sûr du diagnostic de cancer en allant voir l’intérieur de la vessie par voie endoscopique par une optique souple (cystoscopie), ce qui permet de retirer le plus complètement possible la tumeur visible (résection transurêtrale ; RTU) puis de l’analyser et de vérifier si le muscle de la vessie est atteint. En France, la forme de cancer de loin la plus répandue est le carcinome transitionnel.
  •     De voir si la tumeur est localisée à la vessie, si elle atteint les ganglions du bassin voire d'autres organes (métastases pulmonaires, osseuses, hépatiques). Pour cela on a recours au scanner thoraco-abdomino-pelvien, au petscan et à la scintigraphie osseuse.
  •     D'évaluer l’état de fonctionnement de vos reins. En effet, si la tumeur est située à proximité de l’abouchement de l’un des 2 uretères, elles peut l’obstruer, empêcher l’écoulement de l’urine et finalement détruire le rein en amont.
  •     De vérifier le bon fonctionnement de votre organisme (coeur, foie, poumons, maladies associées ...) et votre aptitude à tolérer le traitement nécessaire. 

 

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