Qu'est ce que le cancer du rectum ?

Le rectum, partie terminale du tube digestif, fait suite au côlon sigmoïde. Il se continue par le canal anal. Sa longueur est d’environ quinze centimètres.
Le rectum est tapissé par une muqueuse qui sous l’influence de mutations peut se transformer en tissu cancéreux. La première étape aboutit à un ou des polypes dits adénomateux (tumeurs bénignes) puis secondairement des cancers appelés adénocarcinomes (tumeurs malignes).

Les cancers colorectaux sont les plus fréquents de tous les cancers, hommes et femmes réunis. Les cancers du rectum représentent 40% des cancers colorectaux, soit environ 10000 nouveaux cas par an en France.

 

Quels sont les facteurs favorisant l'apparition de ce cancer ?

La majorité des cancers rectaux apparaissent après 60 ans. Cependant, certains facteurs de risque exposent au cancer du rectum avant cet âge.
Il s’agit de facteurs environnementaux et de facteurs familiaux. Il est démontré que le risque augmente dans la famille d’un patient atteint d’un cancer du rectum. Ce risque est encore plus important lorsque deux parents du premier degré sont atteints (parents, frère ou sœur) et surtout lorsque le cancer est survenu avant 45 ans.

Le risque augmente avec la présence de polypes adénomateux, l’existence d’une maladie inflammatoire du tube digestif. Des facteurs nutritionnels également augmentent le risque de cancer du rectum (les régimes riches en protéines, en graisses, l’alcool, le tabac) de même que l’obésité et la sédentarité.

 

Existe-t-il un test de dépistage ?

L’objectif d’un test de dépistage est de diagnostiquer la maladie à un stade précoce pour augmenter les chances de guérison.
La recherche de saignements occultes dans les selles est en cours d’évaluation chez les personnes âgées de plus de 50 ans. Lorsque le test est positif une coloscopie est réalisée.

 

Est il possible de prévenir la survenue de la maladie ?

En tenant compte de facteurs de risque nutritionnels, il est recommandé de :

  •     Limiter la consommation en viande rouge et en graisse animale.
  •     Lutter contre l’obésité et la sédentarité.
  •     Apport de 5 portions de fruits et légumes quotidiens.

 

Quels sont les symptôme du cancer du rectum ?

Les symptômes les plus fréquents sont les troubles du transit mais ils ne sont pas spécifiques.
Ce qui doit alerter c’est le changement d’un transit habituel : tout trouble du transit après 50 ans doit être exploré. Il s’agit soit de diarrhée, soit de constipation, soit d’une alternance des deux. Des douleurs abdominales (coliques), des envies fréquentes voire permanentes de déféquer peuvent survenir notamment lorsque la tumeur est bas située.
Les saignements digestifs (associés ou non à des glaires dans les selles) sont un autre signe révélateur devant faire consulter.
Des signes très généraux peuvent également alerter tels que une fatigue, une perte de poids ou une anémie sur un bilan sanguin.

 

Quels sont les examens nécessaires lorsqu’un cancer du rectum est suspecté ?

La suspicion commence lors de l’examen clinique qui comporte un toucher rectal, puis :

  •     Le premier temps consiste à affirmer le diagnostic du cancer réalisé par l’examen anatomopathologique sur un prélèvement de la tumeur (biopsie). Ce prélèvement est effectué lors de la coloscopie qui localise également la tumeur.
  •     Une echoendoscopie permet de réaliser le bilan locorégionale de la tumeur, c'est-à-dire d’évaluer la profondeur de l’atteinte dans la paroi et la présence ou non de ganglions.
  •     L’IRM du rectum avec le scanner aident également au bilan locorégional pour voir si il y a une atteinte des autres organes à proximité et la présence ou non de ganglions.
  •     Pour rechercher une atteinte à distance, un scanner thoraco-abdomino-pelvien ou un petscan peuvent être réalisés selon l’extension locale de la maladie.
  •     Faire doser les marqueurs tumoraux : l’ACE et le Ca19-9, qui ne sont pas spécifiques mais qui peuvent nous aider lors de la surveillance ultérieure.
  •     Vérifier le bon fonctionnement de l’organisme et la capacité à supporter les traitements (prise de sang, cœur).

 

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