Le cancer de l'endomètre est-il fréquent ? Quels sont les risques de développer un cancer de l'endomètre ?

Le cancer de l'endomètre occupe le 3ème rang des cancers féminins. Son incidence augmente avec l'âge, et atteint son maximum entre 55 et 65 ans. En France, environ 4500 nouveaux cas sont diagnostiqués chaque année. 

Certains facteurs favorisent l'apparition de la maladie :

  •     L'obésité, l'hypertension artérielle et le diabète.
  •     La ménopause tardive au-delà de 52 ans.
  •     L'utilisation prolongée de traitement par les oestrogènes, sans progestérone associée.
  •     Certains médicaments utilisés dans le traitement des cancers du sein (tamoxifène).

La contraception orale diminue le risque de cancer de l'endomètre.

Parfois, le cancer de l’endomètre est d’origine génétique (3%), dans le cadre d’un syndrome de Lynch, favorisant la survenue de polypes coliques pouvant dégénérer. En cas de facteurs de risque (formes familiale, survenue du cancer avant 60 ans), une enquête onco-génétique vous sera proposée et le cas échéant un bilan digestif et des voies urinaires. 

 

Quels sont les symptômes du cancer de l'endomètre ?

Le cancer de l'endomètre se développe le plus souvent sur une muqueuse utérine (appelée endomètre) épaissie réalisant une hyperplasie atypique, évoluant vers une prolifération anarchique et ininterrompue de cellules anormales formant une tumeur.

Au début du processus, ces cellules restent localisées à l'endomètre puis infiltrent le muscle (myomètre) sous-jacent puis les organes de voisinage (ovaires, col …).

Les symptômes qui donnent le plus souvent l'alerte sont des saignements vaginaux, survenant chez la femme ménopausée. Une échographie pelvienne doit alors être effectuée pour juger de l’épaisseur de l’endomètre. Parfois, les symptômes sont limités à des pertes vaginales banales, à une pesanteur pelvienne ou à une anémie inexpliquée. 

Un bilan complet vous est alors prescrit. Il permet :

  • D'être sûr du diagnostic de cancer en analysant la muqueuse utérine prélevée (biopsie) par hystéroscopie diagnostique en consultation ou bien lors d’une courte anesthésie générale (hystéroscopie opératoire avec endométrectomie).
  • De préciser le type de cancer. Il existe 2 sortes principales de cancer : les cancers de type I (endométrioïdes) et ceux de type II (séreux de haut grade, à cellules claires) en règle plus agressifs. La biopsie permet aussi l’étude de certaines caractéristiques biologiques de la tumeur (embols tumoraux, protéine p53…) qui vont guider le traitement.
  • De voir si la tumeur est localisée exclusivement à l’endomètre ou si elle atteint les structures de voisinage (myomètre, ovaires …), les ganglions, d'autres organes pelviens voire à distance. On a recours à l'IRM pelvienne et au petscan.
  • De vérifier le bon fonctionnement de votre organisme (cœur, foie, rein, maladies associées…) et votre aptitude à tolérer le traitement nécessaire.